| Le monument pacifiste de Primelin : un enfant repousse les guerres ! Comme celui de Gentioux dans la creuse, un enfant déclare "que maudite soit la guerre" ! |
Rassemblement pacifiste à PRIMELIN (Finistère)
A l'initiative de la fédération de la Libre Pensée 29, une centaine de camarades et citoyens se sont rassemblés devant le monument pacifiste à l'appel d'une dizaine d'organisations : Mouvement de la Paix, Université Européenne de la Paix, ARAC, 4ACG, LDH, Solidaires, Sud Educ 29, FSU 29, POI, PT, LFI. La présidente, Martine SUBTIL a salué l'assemblée en précisant que c'est un honneur au nom de la LP 29 d'accueillir ce rassemblement. Un honneur, certes. Quant à la joie, ce sentiment est plus mitigé. Mitigé car le motif à se retrouver ici n'est pas réjouissant. Mitigé, avec un sentiment de satisfaction tout de même, de voir que l'unité entre nos organisations pour refuser la guerre et la misère est intacte.
Plusieurs intervenants se sont succédé. D'un commun accord, lors de la réunion préparatoire, nous avons conservé la formule « prise de parole diversifiée » plutôt qu'une déclaration commune, pour garder la richesse des expressions face à la situation de logiques guerrières, de manœuvres dans l’Éducation Nationale pour préparer la jeunesse à devenir de la chair à canon, pour rejeter les budgets militaires en hausse, et toute la militarisation de la société.
Ce fut un moment pour rappeler la boucherie de la 1ère guerre mondiale et pour réaffirmer que nos organisations ne laisseront pas tomber ceux qui ont osé dire NON à leur hiérarchie militaire, les Fusillés pour l'exemple.
Ont pris la parole : Mouvement de la Paix, ARAC, 4ACG, Solidaires 29, U.E.P.. Le député Pierre-Yves Cadalen avait envoyé sa déclaration, regrettant de ne pouvoir être présent et saluant les personnes présentes. Puis la LP29 avec la FNLP s'est exprimé par la voix de sa trésorière Marie-Louise PICHON.
Pour terminer, l'assistance a été appelée à chanter : La rue des Lilas(U.E.P.), A tous les enfants(Pierre J. LP29), et la chanson de Craonne chantée par Paule M. avec François T. à l'accordéon diatonique.
Les applaudissements et les remerciements pour cette belle rencontre ont été chaleureux et encourageant pour continuer notre travail d'information et de protestation.
Une personne est intéressée par la activités de la LP29. A voir.
Enfin, 27 d'entre nous ont déjeuné chez Le Du à Pont-croix, un savoureux repas sénégalais préparé par Zéti et son fils. Tous ont salué la convivialité ambiante.
Lettre du député LFI de Brest, Pierre-Yves Cadalen, lu par Pierre Jarret
Le 11 novembre 1918 a marqué la fin d’une guerre, de la Grande guerre, la
grande boucherie. Dans les plaines, dans la boue des tranchées, à l’arrière : l’ensemble
de notre patrie républicaine a été blessé, de ces blessures qui ne se referment jamais
et qui laissent dans nos villes et villages des monuments aux morts où nous nous
recueillons.
Nous nous y recueillons d’abord pour rendre hommage, pour remercier les
hommes et les femmes d’alors de leur sacrifice. Nous nous y recueillons pour faire
peuple ensemble, autour des principes de la République sociale, liberté, égalité,
fraternité. Nous nous y recueillons enfin pour formuler un vœu, un souhait, un espoir
: que cela n’arrive plus jamais.
J’ai une pensée particulière cette année pour les bataillons de tirailleurs
algériens, engagés sur le front en Champagne, en Lorraine, en Picardie. Ils se sont
battus pour la France, pays qui les avait colonisés et massacrés au XIXe siècle, dans
une guerre qui n’était pas la leur. J’ai une pensée particulière pour eux parce que leur
mémoire a récemment été insultée à l’Assemblée par le vote d’une proposition de
résolution du Rassemblement national visant à revenir sur les accords de 1968 passés
entre la France et l’Algérie. Cette proposition a été acceptée, grâce au racisme des
uns et à la flétrissure morale des autres. Alors aujourd’hui je pense à eux, et à leurs
descendants qui sont nos concitoyens, et je leur adresse mes plus profonds respects.
Et alors, notre espoir de paix ? Il semble si fragile à l’heure où les conflits se
multiplient sur la planète, dans des proportions terribles à Gaza comme au Soudan,
avec un enlisement des processus diplomatiques comme en Ukraine ou au Congo. Il
semble si fragile à l’heure où une internationale fasciste s’allie pour souffler sur les
braises. Il semble si fragile à l’heure où bientôt viendra, partout, la grande bataille de
notre temps contre les bouleversements climatiques.
Il est fragile mais il est là, notre espoir. Il est là comme le jour au petit matin,
comme le printemps à la fin de l’hiver : fragile, mais tenace. Une promesse.Une promesse que l’on fait à nos enfants : plus jamais ! Une promesse que l’on
fait à nous-mêmes : plus jamais ! Une promesse que l’on fait à nos morts : plus
jamais !
Et que vienne la paix, comme en parlait si bien Jean Giono en 1937, qui avait
subi les atrocités de la guerre, je cite : « Ce qui est fait est fait, et ce qui est à faire reste
à faire. (…). Depuis vingt ans, j’ai vu se succéder ces moissons et les vendanges de la
terre, la feuillaison des arbres, les moissons et les vendanges. Vingt ans, et je n’ai pas
pu oublier ! ». Avec Giono, nous n’oublions toujours pas. Vive la paix !
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| La guerre de 1948 - 2025 en Palestine |
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| Anne et Daniel présente le Collectif Palestine Sud Cornouaille et le Comité de soutien à une famille palestinienne, la famille Al Rayyes. |



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